mercredi 7 novembre 2007

LA REALITE DE LA SITUATION C'EST LA GUERRE


...le destin du capitalisme est nécessairement dans une limitation des libertés, dans un contrôle généralisé des populations…

mardi 30 octobre 2007

EFFETS DE MANCHES

Règne des plaideurs, d'avocaillons de tous poils, males et femelles, chicaneurs professionnels, beaux menteurs, sophistes élégants. Quand la parole politique n’offre rien que la séduction de la démagogie, ils sortent comme limaces après la pluie pour se précipiter vers le magot. Les voici sur l’écran bien apprêtés sans leur lugubre robe noire, disent énoncer le droit, se gargarisent de démocratie, tout en niant toute capacité de compréhension, d’analyse, de critique dans leur pré carré.
Rhétoriciens de la hâblerie, vedettes de la fanfaronnade, le soleil bas aveugle en laissant croire à sa présence lumineuse. Leur réalité est un vide magnifique qui aspire la pensée en l’appauvrissant, pour un avenir qui s’érige sur la résignation et le désespoir.
Contre ce devenir idiot, ce futur d’abrutissement, ce vide qui se creuse autour du vivant, exprimons notre esprit pour leur cracher à la figure.

jeudi 20 septembre 2007

PONGE FRANCIS


Il est également légitime, actuellement, de penser que la meilleure facon de servir la république est de redonner force et tenue au langage
...écrivait F.P en 1951 dans Pour un Malherbe. Ce qui était alors vrai, à la fin de la 4ième, l'est encore plus aujourd'hui à la fin de la cinquième.

lundi 23 juillet 2007

MAI 68 VS HARD DISCOUNT

Ils ont réclamé la liberté de desceller les pavés de certitudes, s'efforçant de changer la vie, de changer le monde.
Contre l'espoir naissant de ces nouvelles utopies, immédiatement et très insidieusement, les vieux possédants, inquiets du nouvel esprit de la main d'oeuvre, doutant des progrès de leurs profits, se sont élevés contre la chienlit.
Depuis quarante ans les virus dégénérateurs du conservatisme marchand, minent la pensée jusqu'à transformer la texture des cerveaux en une masse spongiforme.
Ceux là même qui s'agitaient sur les baricades, une fois aux affaires, ont poursuivit l'obscure action de sape.
Enfin la stratégie d'infantilisation , d'abrutissement est arrivée à son terme.
Pour l' individu irresponsable et formaté, voici désormais l'ère de l'offre absolue, du low cost planétaire, de la braderie permanente de l'objet roi: chacun peut jouir désormais de son hochet personnel.
Hélas, dans les miasmes de cette grande décharge à ciel ouvert seul fait défaut ce qui n'a pas de prix: la pensée critique, le doute, l' éthique , surtout la beauté.

lundi 11 juin 2007

COMPOST ELECTORAL

La France se croit un vieux pays peuplé de vieilles gens. Un pays où l'on maintient sa jeunesse blanche comme une endive, sous un étouffoir prophylactique. Quant aux éléments extérieurs d'importation, tâchés, sombres ou à bas prix, on les mettra au pourrissoir dans la benne, plus loin, au bout du champ.

mercredi 23 mai 2007

FAUX BIJOUX

C'est une frappe de barrière, un joueur de bonneteau. C'est le bonneteur lui même. Le banquiste qui coure, maniant avec une maladresse affectée les trois cartes où se cache l'as de coeur. Il impressionne par l'urgence de son tour de main, l'amphigouri vague de sa pensée, la filouterie sure de sa puissance. Il les grugera à force de civilités, les retournera face contre terre, les dépouillera en promettant les bijoux faux dont il a une boite pleine. C'est un mariolle sorti des urnes, porté au pinacle. A la fin, quand leurs yeux s'ouvriront, ils reconnaîtront que ce n'était qu'un nain tonitruant.

mercredi 2 mai 2007

DEUXIEME TOUR ET PUIS S'EN VONT

Chers électrices, chers électriciens, restez sceptiques: les imbécis ne sont pas tous des indéciles, pas plus que les imprécis sont indociles.
Un esclave, disait déjà Caton, doit travailler quand il ne dort pas. Peu importe que le travail soit utile ou non, car le travail est bon en soi - pour les esclaves tout au moins. D'ailleurs ils pourraient devenir dangeureux si on les laissaient inoccupés.

lundi 9 avril 2007

TAUTOLOGIE DU SIGNIFIANT

Nous lisons chez John Cage:"... art shoul be be an affirmation of life - not an attempt to bring other... but simply a way of waking up to the very life we are living, which is so excellent, once one gets one's mind one's desires out of the way and lets it act of its own accord."
Bref, on est en pleine confusion...juxtaposition de choses vues doublé d'une vague mystique zen de dépouillement du Superégo pour retrouver le Ça du monde environnant.

Phrases extraites de "LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION" de J. Baudrillard écrit en 1970. Livre prophétique annonçant le monde postmoderne dont la réalité du jour dépasse les plus moroses extrapolations. A lire et relire.

jeudi 29 mars 2007

FAIM DE L'HISTOIRE

La nouveauté lors des récents moments sublimes de cristallisation démocratique, est d'agiter la dépouille d'un bouc émissaire aux museaux de la horde pour l'appeler à la curée.
D'abord est apparu un personnage rougeaud à la peau blanche, habile de ses grandes mains: le "plombier polonais". A nouveau, s' agite le rideau du petit de castelet de marionnettes, exhibant un homme doux, ridé, un peu affaissé le "grand père chinois".
L'ordre du spectacle va finir par contaminer tout le processus et vous vous demandez si tout ce barnum n'est pas un grand simulacre qui se mord la queue en tournant à vide.
Oui, oui! Souriez vous êtes filmés!

lundi 26 mars 2007

BONHEUR IMPREVU

Il est de ces rencontres inespérées qui vous mettent en joie toute la journée, par une confrontation subite et désintéressée avec une expression exacte qui soudain surgit, à la foi vraie et belle. Ainsi cet aphorisme de Lichtenberg, pensé il y a près de deux cent cinquante ans, si simple, si profond, si actuel : "Je ne suis pas certain que ça ira mieux si ça change, mais je suis certain qu'il faut que ça change pour que ça aille mieux." Chapeau !

jeudi 22 mars 2007

SUFFRAGES EN SOUFFRANCE

Sondages, commentaires autorisés, répétitions, spectacle, se vérifient tous les jours ces mots de Stendhal: "la vérité est qu'il n'y a pas de comploteurs ni conspirateurs mais seulement, comme à l'ordinaire, des imbéciles conduits et dupés par des FRIPONS" dont l'intérêt sera toujours quoiqu'il en soit de leurs discours sur l'éducation, la culture, la moralisation, la citoyenneté etc... dont l'intérêt sera toujours de cultiver la bêtise, l'ignorance, la méchanceté des imbéciles par une instillation à forte dose d'une logique vide comme "aujourd'hui un temps chaotique DONC très agité".

dimanche 25 février 2007

RIEN N'EST PLUS, PLUS N'EST RIEN

Que veulent-ils: l'illusion du pouvoir suprême. Pourquoi: par pure vanité, libido dominandi, auto satisfaction. Qu'ont-ils donc à dire: moi, c'est moi qui suis la délivrance!... Peu de chose en somme, une ou deux répétées en infinies tautologies, travesties sous différentes formes par souci de nouveauté. Mais au fond que reste-t-il de ces attitudes guerrières, de ces discours emphatiques: une grande indigence de pensée, une faillite du langage, une démagogie qui fait que tout reste très bas.
A mes semblables, je dis prenons garde que l'on ne nous abuse.
Face à la surenchère de bravades, à cette agitation qui méprise la modestie, aux candidats de cette course à l'échalote je dis: protégez la ressource!

mardi 13 février 2007

BIOPSIE: ON DECOUPE LE VIVANT

C' est un minuscule poste de réception un peu souillé, d'où filtrent, entre les grésillements usés de trop de rabâchages, des chansonnettes et des messages publicitaires qu'on ne veut plus entendre tant ils persistent à vriller la pensée. Ils proclament "la solidarité est une force", qu'on entend comme "la solidarité est une farce" et le tour est joué. Sommes devenus sourds, décérébrés. Le langage dans son entier, les idées, les potins, la mémoire, la lessive, la philosophie, broyé dans le brouet électronique, devient une gigantesque guimauve où tout se vaut ( sans valeur), dont l'unique l'objet est de tenir en haleine, désirant, éloigné des mauvaises sirènes critique du silence.

dimanche 4 février 2007

RUGBY

Oui, c'est une telle débauche d'agressivité, un tel torrent de brutalités, une tension inassouvie vers la ligne adverse. Et quand le combat cesse par un coup de sifflet, l'acteur dépité, écoeuré et furieux, se livre à des mouvements incontrôlés dits antisportifs qui enlaidissent l'esthétique de la violence.
Malgré l'harmonie des coups, le coloris des saignement, la fraîcheur des blessures, la vapeur qui s'élève des corps en sueur, malgré les artistiques attitudes des tortionnaires sadiques, tous les mouvements du ballet viril seront mis à bas par un bras cassé, un doigt dressé en l'air. Pardonnez les, ce ne sont que d'énormes enfants.

vendredi 2 février 2007

DES POETES

Les fugitifs, les exilés, les ennemis public appellent de notre part une pensée recueillie: ce sont des ténébreux, des jeunes inconsolés de l'amour aboli, des poètes. Ce sont de gentils enragés, de doux sarcastiques: avides d'indépendance ils affirment leur souveraineté à corps et à cris. Personne ne cherche à les dompter, ils ont choisi le frugal. On les abandonnent à leurs croyances, en dehors du cercle étroit de la multitude où ils peuvent poursuivre leurs chimères sans déranger.
Souvent on les voit en grandes conversations, toujours en petits groupes, s'enflamant sur des sujets minuscules d'une compléxité supérieure et toisent leurs voisins d'un regard ingénument averti du haut de leur bienveillance fraternelle.
Ils acceptent la controverse, s'exercent à des épreuves gymniques enchainant quelques flexions, étirement des psoas engourdis, se mouchent d'un revers de la main, travaillent leurs games sur le luth constellé, puis finissent par retourner à leur infinie méditation.
Comme eux nous ne jurons que par des stratégies minoritaires.