C'est une frappe de barrière, un joueur de bonneteau. C'est le bonneteur lui même. Le banquiste qui coure, maniant avec une maladresse affectée les trois cartes où se cache l'as de coeur. Il impressionne par l'urgence de son tour de main, l'amphigouri vague de sa pensée, la filouterie sure de sa puissance. Il les grugera à force de civilités, les retournera face contre terre, les dépouillera en promettant les bijoux faux dont il a une boite pleine. C'est un mariolle sorti des urnes, porté au pinacle. A la fin, quand leurs yeux s'ouvriront, ils reconnaîtront que ce n'était qu'un nain tonitruant.
mercredi 23 mai 2007
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