samedi 31 mai 2008

OUBLIEZ MOI !

« Une des dernières tribus d'Indiens vivant sans aucun contact avec le monde extérieur, en Amazonie brésilienne près de la frontière péruvienne, a été découverte récemment. Cette image, prise lors d'un survol de la région en hélicoptère, montre des indigènes, dont le corps est entièrement peint en rouge ou en noir, décochant des flèches contre l’appareil. »

L’universel reportage livre sans vergogne à la contemplation avide du voyeur de la toile sans fenêtre, une répétition de la très grande honte nucléaire qui survint il y à cinquante trois ans : l' absolue inégalité des forces.
Au-delà du commentaire contrit, le piètre cliché montre le viol arrogant, que l'observateur confortablement calé dans son cockpit vrombissant, commet sur ceux que n'abrite plus la canopée d'une forêt ancestrale.
L'inconnu résiste, notre honneur serait de l'accepter.

lundi 26 mai 2008

LE PROGRES! QUEL PROGRES?

Foin de toutes les commémorations chenues, démagogie, prime au crétinisme, faillite du goût, peur de l'autre, occultation de la lutte des classes par le spectacle de la guerre des pauvres contre les pauvres, absolue diversion, rien n'a changé en quarante ans.
Malgré le pessimisme nous restons rieurs, http://palladio.free.fr/harakiri/ChH/index01.html

mardi 6 mai 2008

BETON ARME


"L’enfant déjà est, d’abord par ses parents, puis par ses maîtres, constamment contraint à faire des détours et de prendre des chemins sans issue, constamment et sans interruption détourné de son but, induit à abandonner, mais lui avait pu dès le début, disait-il, s’arc bouter contre cette enfance et à la fin des fins s’en défendre, ce n’était pas lui qui avait du finalement abandonner, mais ses parents et ses maîtres, qui très tôt déjà et probablement, selon lui, touchés à mort, s’étaient retirés de lui." (in Les Mange-pas-cher)
Ce qui rend aimable l'homme Thomas Bernhard (et l'ensemble de ses textes sans exception) est son choix critique, dès l'enfance, de vivre au PLUS HAUT DEGRÉ DE DIFFICULTÉ.