mardi 19 janvier 2010

DE LA DEMOCRATIE (la branche sur laquelle...)

Géniale invention antique.
Mais désormais le précieux concept est roulé dans la fange à tous les étages du discours par surenchère de gargarismes.
Galvaudé, resucé (c’est du grec), pollué, rabâché, ruminé toujours ruiné, son éclat diminue dans le grand baragouin. Son sens se délite.
Des politiques bavards, comptables zélés ou semi artistes de la confusion, s’obstinent à ériger des murs d’égoïsme, des barrières d’indifférence, jusqu’à des écrans d’individualisme. On instille la peur pour nous protéger qu'ils disent. Leur truc: le contrôle intéressé d'une panique fabriquée à partir de l’inflation trompeuse de signifiants vides.
Mais peu à peu l’ombre descend. Bientôt sera la nuit noire.
On ne rigole plus.
Des jeunes marles du jour aux vieux dabs du siècle dernier, ils sont légions à s’ébrouer comme d'un mauvais rêve.
Un élan les rassemble. Peut-être.
Ils disent: basta!
Ils boutent les embrouilleurs hors du cadre.
Ils répudient les bradeurs des très vénérables utopies.
Peut-être. C'est possible.

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